Tes mains me sont une joie un cadeau de contact

Qui me touche et qui m’impacte et qui rebat les cartes

Qui font de tes mains comme une canne battant précédant l’acte

Ou quand ton pouls tape dans tes mains devient l’arcane de mes artefacts

Et l’on voit dans les regards des passants le dédain pale et blême

De ce ceux qui ignorant la douceur de tes mains nous hue et nous blasphème

Parce que parfois nous prend l’envie de sortir dehors, de crier des poèmes

Et d’entrelacer nos doigts quand mon frère apparaît

sur Thiefaine

Tes mains me sont brulantes car les miennes sont glacées

Lorsque les vagues d’angoisse viennent à me terrasser

Tes mains et c’est étrange me sont luxe calme et volupté

Quand lorsque dans un taxi je te surprend à me toucher

Tes mains me sont une drogue addictive tel les opiacés

Une drogue dure gouffre du manque ténébreux et glacé

Lorsque tes mains me manquent alors je cesse de fonctionner

Ils faut que je les serrent que je les touchent pour arrêter

de paniquer.

Tu sais c’est pas si grave si Tes mains colorent mon âme

D’une teinte brulante et vive comme ta peau est diaphane

Ça m’aide à vieillir à voir que le temps passe et tanne le cuir même à Stéphane

Tes mains sont un espoir et un désir qui me réconfortent me charment

Tes mains sont temporaires comme tout le reste sur terre

Alors bien sur c’est pas assez ca suffit pas mais moi j’laisse faire

Et puis j’essaie de m’en satisfaire je suis privilégié j’suis pas vener

Enfin si parfois mais ca compte pas quand

j’désespère