Approchez vos oreilles de la pierre qui murmure,
Elle vous racontera comment les insatiables impurs
Ont envahit le lieu resplendissant du culte.
Qu’ils en hantent la nef, le transept, les travées et l’insultent
De leur présence. Ils n’en épargnent que le cœur,
Seul lieu où peut encore s’exercer la divine ferveur.
Approchez vos yeux de la toile qui se terre,
Elle vous montrera les effets des lumières,
Des flashs, qui en tout lieu dénaturent la splendeur
De ces lieux magiques où le soleil se meurt.
Filtrée par le vitrail l’œuvre est protégée,
Que peut-elle contre cette absurde clarté ?
« N’as-tu donc rien ressenti en pénétrant ce lieu !
N’as-tu pas perçu la présence de Dieu !
Ne vois-tu pas que tu déranges la piété des croyants !
Ne les entends-tu pas prier à genoux sur ces bancs !
Ta présence, inopportune, dérange ceux qui
Apaisent en la prière, la douleur et l’oubli.
Ce lieu n’a pas besoin de commères qui
Entrent, pépient, puis sont reparties
Vers quelque autre lieu sacré où l’on célèbre l’art !
-« Nous devons avoir fait le Louvre en une heure et quart … ! »
-« A quoi te sert donc d’ainsi te surmener
Tu auras beau tout voir, il fallait regarder ! »
Il faut regarder l’œuvre avec son cœur
Accepter de vibrer de l’équilibre des couleurs
Il faut ressentir Dieu avec son âme
La prière est secrète et c’est son plus grand charme.
« Tu dénatures par ta présence et ton comportement ces lieux
Tu outrages, tu piétines- Vas-t’en ! – Sors de la maison de Dieu ! ».