Des pics de douleur lancinants qui toujours répétés usent l’âme de l’homme.
Le temps.
Qui s’arrête et qui soigne les maux.
Le temps.
Qui maîtrise le destin de l’homme.
Le temps.
En marquant le pas.
Peut-être faut-il courir, peut-être faut-il marcher,
Peut-être faut-il souffrir, peut-être faut-il aimer,
Peut-être faut-il rire, peut-être faut-il pleurer,
Peut-être faut-il maudire, peut-être faut-il prier,
Peut-être faut-il boire, peut-être faut-il fumer,
Peut-être faut-il mentir, peut-être faut-il voler,
Peut-être faut-il apprendre, peut-être faut-il rêver,
Mais la vie est là, chaque instant renouvelée,
Rageuse, déferlante, captivante, enjouée.
Le temps guide l’allure, à pas lents, mesurés
L’homme court fébrile, désorienté.
La nature en son sein, en détient le secret,
Fragile édifice d’équilibre, de beauté.
Mais nous avons perdu la raison, futiles animaux,
Nous courons vers l’instant, source de nos maux.