Mon âme est semblable à un bazar,
Pleine du fatras de la vie.
On y trouve parfois par hasard
Une splendeur oubliée que le temps a ternie.
Mais surtout y réside des breloques brisées,
Morne désert encombré d’actes manqués,
De souffrances oubliées, de poèmes futiles,
De souvenirs sourds, de croyances inutiles !
Ma lâcheté est immense, mes cris hypocrites,
Je ne sais que me plaindre pour me faire consoler.
N’est-il point temps de reculer ?
De reconnaître son erreur ?
Et de recommencer
Autre chose, ailleurs.