Accoudé au comptoir,
Au fond d’un bouge infâme, d’un quelconque trou noir,
Au cœur de la foule disparate et hagarde,
Nous le retrouverons ! Accoudé au comptoir
Accroché à son verre.
Il sourira œil malin au fond du rade,
Quand jouant des coudes on cherche où s’asseoir,
Puis, l’apercevant, on poursuit la promenade
Pour trinquer les verres.
Prince alcoolique, Empereur de la cuite,
Comte des troquets, roi des rades
Il boit il boit il boit, pour l’évade
Au fond de son verre.
Puis, des heures de fumées plus tard,
Au bout d’une nuit de rêve, de folie,
On ouvre les yeux dans le jour blafard
Au bord du précipice, tout près de l’infini.
Ou capitaine Baude comme à la parade,
Manœuvrant les siens de ses manies peu bavardes,
Annonçant le retrait des troupes, ou l’avance vers ailleurs,
Semble à la quête d’un perpétuel et festif bonheur.